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Que devient un EPI de chantier lorsqu'il arrive en fin de vie ?

  • Photo du rédacteur: Moreau Lathus
    Moreau Lathus
  • 6 juil.
  • 2 min de lecture

Sur un chantier, certains équipements nous accompagnent tous les jours. Casques, chaussures de sécurité, gants, lunettes, vêtements haute visibilité… Ils protègent les collaborateurs tout au long de leur journée de travail.


Mais une fois usés, cassés ou devenus inutilisables, que deviennent-ils ?


Les EPI ne finissent plus forcément dans une benne


Un équipement de protection individuelle n'est pas un déchet comme les autres.


Il est souvent constitué de plusieurs matériaux différents : plastiques, textiles, caoutchouc, cuir, métal ou mousse. Les séparer demande donc un traitement spécifique afin de permettre leur valorisation.


Depuis plusieurs années, une filière dédiée au recyclage des EPI se développe progressivement. Son objectif est simple : récupérer les matériaux qui composent ces équipements afin qu'ils puissent être réutilisés plutôt que détruits lorsque cela est possible.


Que se passe-t-il après la collecte ?


Une fois récupérés, les EPI sont d'abord identifiés, pesés puis triés selon leur nature. Casques, textiles, chaussures, lunettes ou encore gants ne suivent pas les mêmes filières.


Pour certains équipements, un démantèlement est nécessaire afin de séparer les différents matériaux qui les composent. Cette opération est notamment réalisée avec des ateliers ESAT partenaires, permettant une séparation précise des plastiques, textiles ou éléments métalliques avant leur transformation.


Les différentes matières sont ensuite dirigées vers des centres spécialisés où elles pourront être recyclées ou valorisées selon leurs caractéristiques.


Chaque équipement suit un parcours différent


Tous les EPI ne sont pas recyclés de la même manière. Leur traitement dépend des matériaux qui les composent.


  • Les casques sont démontés afin de séparer les différents plastiques, qui sont ensuite broyés pour produire de nouveaux granulés.

  • Les vêtements de travail peuvent être effilochés pour récupérer des fibres textiles ou réutilisés dans le cadre de l'upcycling (transformés en nouveaux objets sans repasser par un recyclage complet de la matière).

  • Les chaussures de sécurité, composées de plusieurs matériaux, sont démantelées afin de valoriser séparément le cuir, le caoutchouc, le métal ou les textiles.

  • Les EPI à usage unique, comme certains masques ou gants, rejoignent des filières spécifiques de recyclage ou de valorisation énergétique lorsque le recyclage matière n'est pas possible.


Pourquoi organiser la fin de vie des EPI ?

Pour les collaborateurs, rien ne change dans l'utilisation quotidienne des équipements. Leur rôle reste le même : protéger.


Chaque équipement est orienté vers une filière adaptée afin d'assurer sa traçabilité et de valoriser les matériaux qui peuvent l'être.


Cette organisation permet notamment de limiter l'élimination de matières encore exploitables et de favoriser leur réutilisation dans la fabrication de nouveaux produits lorsque cela est possible.


Le développement des filières de collecte des EPI s'inscrit dans l'évolution de la réglementation, notamment avec la loi AGEC et le principe de Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Ces évolutions facilitent la collecte et la valorisation des équipements en fin de vie, tout en répondant aux obligations de gestion des déchets qui s'imposent aux entreprises.


Cette filière, encore peu connue du grand public, permet aujourd'hui d'assurer la collecte, le tri et la valorisation de nombreux équipements de protection individuelle. C'est dans ce cadre que Moreau Lathus Bâtiment s'appuie désormais sur une solution dédiée pour accompagner la fin de vie de ses EPI.



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